Le Magnifique (quelques dialogues)
Rodriguez au Mexique
R- Mon colonel, je suis sur une piste
C- Soyez prudent Rodriguez, je ne veux pas perdre un de mes meilleurs agents
R- Ne soyez pas inquiet, je ne crois pas qu'ils m'aient vu. Je possède un sixième sens infaillible qui m'avertis du danger. Je monte, je monte mon colonel
C- C'est ça, montez donc, je vous attends.
R- Ils m'ont repéré, je suis perdu mon colonel. Adieu colonel.
C- Allo, Rodriguez ?
Rencontre diplomatique à Paris
C- Colonel Collins.
M- Montaubert
C- J'arrive de Mexico, Rodriguez est mort.
M- Bigre, dans quelles circonstances ?
C- Il a été dévoré par un requin dans une cabine téléphonique.
M- Je vous demande pardon ?
C- Mon Général, au nom de mon gouvernement, je viens vous demander de mettre Bob Sinclar sur cette affaire.
M- Bob Sinclar, c'est donc si grave ?
C- L'avenir du monde libre en dépend. Bob Sinclar est le seul agent secret qui puisse dénouer une situation aussi complexée.
M- Bob Sinclar, est à Bagdad, je l'appelle immédiatement.
C- Allo mon petit Jérôme, passez-moi Bagdad.
B- Ici Bob Sinclar j'écoute, ah oui bonjour mon général. La routine mon général, la routine. Vous dites ? Dévoré par un requin ? Et dans une cabine téléphonique ? Bien évidemment, oui. Très bien je règle les affaires en cours et j'arrive.
A l'aéroport
Y- J'ai des informations concernant le Mexique, je peux pas vous parler ici.
B- Je vous attends à la sortie des bagages
M- Vous attendez quelqu'un
B- Un informateur. Je m'étonne il n'est pas encore là.
M- C'est lui ?
B- Affirmatif ?
M- Touchez pas au blessé, je m'en occupe.
B- Il a un passeport albanais
M- Vous comprenez l'albanais Sinclar ?
B- Il vaudrait mieux prendre un interprète.
A l'hopital
I- Nous avons trouvé un interprète albanais, mais il ne parle que le roumain, alors il nous a fallu trouvé un Roumain, mais il ne parle que le serbe, le Serbe ne parle que le russe, le Russe que le tchèque. Heureusement, moi, je parle tchèque.
M- On va perdre un temps fou.
B- Allons-y dépêchons.
Gémissement du blessé
B- Qu'est-ce qu'il dit.
I- Il demande s'il est gravement touché
D- Dites-lui qu'un éclat a traversé le sternucleum hastoïdien, et est allé se loger dans le sphénoïde, à la hauteur du hiatus...
I- Oui
M- Mais pour qui travaille-t-il ?
I- Il n'a pas fini sa phrase, il a dit je travaille pour, et il a fait...
I- Je meurs, vive l'Albanie.
D- C'est fini
M- Nous avons à faire à un adversaire redoutable, Sinclar.
B- J'en ai l'impression mon général.
M- C'est pas encore aujourd'hui que vous pourrez prendre des vacances mon petit Bob.
B- D'où sort ce pope ?
M- Aucune idée.
B- Ils sont partout.
M- Bien. Vous avez un avion dans une heure. Nous avons un contact au Mexique, il vous attend à l'aéroport d'Acapulco.
B- Comment le reconnaîtrai-je ?
M- C'est une femme, elle s'appelle Tatiana. Elle aura un pain de campagne sous le bras pour que vous puissiez la reconnaître.
Acapulco
B- Bonjour.
T- J'avais peur que nous nous rations. Je n'ai pas trouvé le pain de campagne.
B- Nous ne pouvions pas nous rater. Tatiana.
B- En route.
B- On a retrouvé le requin qui a dévoré Rodriguez.
T- Oui. Dans une fabrique de conserves.
B- Et Rodriguez ?
B- Pauvre gaucho.
B- Vous avez un grain de peau admirable.
B- Prenez la corniche supérieure.
B- La p'tite mariée m'a tiré dessus hier soir à Orly.
B- J'ai un fond de sensibilité que je n'arrive pas à étouffer. Si si si si. Ca va peut-être vous faire sourire, mais quand je vois une abeille... pardon. Qu'est-ce que je disais ?
T- Vous parliez d'abeilles.
B- Ah oui. Lorsque je vois une abeille transporter le pollen de fleurs en fleurs, et perpétuer ainsi la vie, j'ai presque les larmes aux yeux.
T- Encore une embuscade.
B- Non, mais je trouvais ça bizarre ce camion qui traçait une ligne blanche devant nous. Enfin, tout le monde peut se tromper.
T- Vous plaisez aux femmes.
B- Je ne sais pas.
T- Menteur.
T- Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
B- Ma dent creuse. Ma pilule de cyanure qui est partie. C'est la première fois que ça m'arrive quand j'embrasse une femme, c'est étonnant. Où est-elle ?
T- Je ne sais pas. Je l'ai recraché.
B- Vous avez bien fait, mais il faut absolument la retrouver.
T- Attendez, je crois qu'elle est tombée dans la piscine.
B- Je vais demander à la direction de changer l'eau.
T- Bob, allons chez moi.
T- J'ai peur Bob.
B- Craignez rien, mon petit, je suis là.
T- Non, c'est de vous dont j'ai peur.
B- Qu'ai-je donc de si effrayant. Hein ? Petite fille.
B- Call me Washington C04000 urgent call me back thanks.
B- A qui Rodriguez téléphonait-il lorsque le requin est entré dans la cabine ?
T- Au colonel Collins. L'attaché militaire de l'ambassade.
B- Prenez-vous un rendez-vous avec lui ?
B- Tatiana. Nous allons faire du bon travail ensemble.
B- Yes. No. OK
B- Je t'aime, océan immense comme mon âme. Ta plainte, tintée d'écume, meule, un amer mélange.
T- C'est très beau, de qui est-ce ?
B- De moi. Je vais courir avec toi sur cette plage, complètement nu(s), et lécher le sel de ta peau.
T- Oh Bob !
Chez François Merlin
H- Je peux faire votre pièce M. Merlin ? Je peux faire votre pièce ?
F- Cinq minutes madame Berger, j'aimerai terminer ce chapitre.
H- Ah, bien travaillé ce matin.
F- Mais non, j'ai fait que dix pages. Je suis en retard.
E- Electricité Mozart.
H- C'est l'électricien Monsieur Merlin.
F- Ah quand même. Je suis bien content de vous voir monsieur Boudard.
E- Bonjour.
F- C'est par là, la salle de bain. Dis donc, vous savez que ça fait quinze jours que je vous attend.
E- Mais il est pas passé le plombier.
F- Bah, non, je l'attends lui aussi.
E- Ah bah moi je peux rien faire si le plombier il est pas passé moi
F- Non mais il vient pas.
E- Bah vous avez qu'à lui dire de se presser un peu. Moi, je ne fais pas l'électricité avant le sanitaire, comprenez-vous ?
F- Oui bah ecoutez il vient pas avant quinze jours.
E- Bah ça nous reporte en juin ça !
F- En juin. Mais tout devait être fini en décembre.
E- Ah écoutez j'y peux rien, c'est le plombier. Bon.
F- Bon écoutez le plombier.
E- Ecoutez, vous m'appellerez quand le plmobier il aurait fait son boulot. Hein. Allez au revoir. Pas de temps à perdre.
H- Bah voilà, c'est comme ma nièce, voilà, quand elle a fait venir ses ouvriers, trois mois ils lui avaient dit.
F- Attends un peu tu vas voir.
B- Ah traîtrise.
F- Ah et merde.
H- Oui ?
F- Non, c'est rien, c'est cette saloperie de machine. Encore le R qui déconne.
H- Comment ?
F- Je n'ai plus de R.
T- Où est-ce qui nous emmène ?
B- Dans l'"hélicoté" !
T- Dans l'"hélicoté" ?
B- Oui dans l'"hélicoté", mais vous en faites pas ma fille, je vais vous soti de là moi.
F- Ah la la la la la la la la.
H- Ca ne marche pas !
F- Je m'en sortirai pas. C'est pas avec quinze pages aujourd'hui, je m'en sortirai pas. Quelle heure est-il ?
H- Neuf heures passées.
F- Et merde, bon moi maintenant je m'achète une machine neuve.
W- Allo c'est toi Germaine ?
F- Bon j'aurais plus vite fait d'y aller moi-même.
F- Je descends aussi.
Chez le vendeur de machines à écrire
V- Vous voulez l'essayer ?
F- Oui. Enfin si ça ne vous dérange pas.
V- Bah allez y.
F- Merci monsieur.
F- Ta Ti A Na. Très bien.
F- Très bien.
V- Bon alors on vous la livre dans le courant de la matinée et on vous reprend la vôtre.
F- Oui mais sans faute parce que lundi je dois livrer un livre.
V- On ne rentre pas derrière le comptoir mon ami.
F- D'accord je m'excuse. Si si vous pouviez me déposer dans deux trois jours parce que j'ai un petit découvert.
V- C'est pas le genre de la maison ici.
F- Enfin une petite semaine. S'il vous plaît, merci.
V- Vous seriez pas dans le cinéma, vous ?
Chez l'éditeur
A- ...
S- Monsieur Merlin, monsieur Charon vous attend.
F- Oui
F- Ah vous préviendrez la comptabilité que je devais passer après.
A- C'est pour une avance ?
F- Oui, et il a pas intérêt à me la refuser le père Charon.
La rencontre avec Charon
G- Non ! ... Je vous écoute
F- Voilà
G- Comment va Bob Sinclar ?
F- Il est à Acapulco là
G- J'aime bien Acapulco, je vais probablement y passer cet hiver. Vous connaissez.
F- Non, vous savez on travaille sur documents, alors un bon plan et deux trois prospectus.
G- Ah oui. Je vous écoute.
F- Voilà j'ai
G- Oui
F- J'ai un découvert, et j'ai promis à ma banque de passer tout à l'heure, et j'ai pensé, si je pouvais avoir une petite avance.
G- hum !
F- Comment ?
G- Non
F- Ah !
G- Quand devez-vous remettre votre manuscrit ?
F- Lundi
G- Et bien vous l'aurez lundi votre avance. Vous voulez un cachou ?
F- Non
G- Croyez-moi, c'est vous qui avez la meilleure part.
Alors que moi, je reçois des manuscrits. 20 par jour, 140 par semaine, qu'est-ce que vous voulez que je foute, de toutes ces saloperies ? Croyez-moi vous avez sûrement beaucoup plus de satisfaction que moi au bout du compte. Vous faites rêver des milliers de gens. Et ce rêve c'est vous qui le fabriquer, parce que vous êtes un magicien, et moi je ne suis qu'un boutiquier. Allez à lundi.
F- Mais...
La rencontre avec Karpof
B- Je me doutais que vous êtiez dans ce coup là ... Karpof.
K- Vous avez une bien jolie compagne, faites donc les présentations.
B- Tatiana, vous avez la malchance d'avoir devant vous ce que j'ai rencontré de plus ignoble au monde, le général Karpof, chef des services secrets de la République Populaire d'Albanie.
K- Vous me flattez Sinclar, j'aime retrouver des adversaires de valeur. Un cachou ?
B- Vous savez ce que vous pouvez en faire de vos saloperies de cachous.
K- Oh, entre gentlemen... Il ne tient qu'à vous que nous soyons amis. Je ne plaisante pas. Marchez avec moi, je veux de vous l'homme le plus riche du monde; que diriez-vous d'une petite avance de cinq millions de dollars ?
B- Je n'ai pas besoin de votre argent Karpof.
K- Bien. [...]. Vous voyez ce mécanisme. Vous voyez cette soucoupe, elle contient de l'acide sulfurique concentré. Et le cable de cette poulie trempe dans l'acide, et il lui faut cinquante deux secondes pour être totalement rongé. Ce qui provoquera l'ouverture de cette cage. Ce qui permettra à ce rat de passer dans l'autre cage, pour vous dévorer le derrière. Et les dents de ce rat, sont impregnées de cyanure !
KB- Les dents de ce rat sont impregnées de cyanure ?
F- Les dents de ce rat sont impregnées de cyanure ? Bah non ça va pas. Sinon y crève. Tin y fait chier ce rat. La rage.
K- Il est enragé ce rat là !
B- Vous perdez votre temps Karpof, je suis immunisé contre la rage.
F- Un rasoir.
K- Peut-être ne resterez-vous pas insensible à la souffrance de votre jeune amie. Je vais d'abord lui couper le sein gauche.
B- Karpof !
Z- Bonjour papa.
K- On peut pas travailler.
B- Mais qu'est-ce tu fais là ?
Z- Bah c'est mercredi je viens déjeuner.
F- Hein ?
Z- Bah c'est mercredi je viens déjeuner.
B- Ah c'est vrai, quelle heure il est ? Une heure et demie nom de Dieu. T'as déjeuné ?
Z- Bah nom je...
B- ... je me suis levé à 5 heures du matin.... Bah alors, tu viens ?
Le déjeuner
F- Ta mère ça va ?
Z- Euh ouais ouais.
F- Et André ?
Z- Pareil tu sais comme il est
F- Et oui. Et toi ça avance ?
Z- Ouais.
F- Hum, à propos, ta mère m'a téléphoné, elle voulait absolument que je te dise. Attends voir, qu'est-ce qu'elle voulait que je te dise déjà... c'était...
Z- Pour mon bac ?
F- Oui, il faut absolument que tu l'aies cette année sinon. Tchik.
Z- Sinon quoi ?
F- Bah... Bah pourquoi tu ris ?
Z- Non non rien.
F- Bah si, dis-moi, qu'est-ce qui te fait rire ?
Z- Non non, c'est ta bonne femme à qui on doit couper le sein gauche pour sauver le monde libre.
F- Bon, t'as fini ?
Z- Tu dois livrer ça quand ?
F- Lundi.
Z- Alors quand c'est que tu l'écris ton grand livre. C'est vrai, dans le temps tu nous parlais toujours du grand bouquin que tu allais faire.
F- Oui et ben, c'est pas avec ça que je vais payer les notes de gaz, ni les pensions de ta mère.
Z- Dis-donc, tu la connais ?
F- Non.
Z- Qui est-ce ?
F- Ch'ais pas , une anglaise.
F- Tu sais, j'ai écrit 42 bouquins, des petits, mais je me dis que dans chacun il y a quatre ou cinq bonnes pages.
Z- 42 multiplé par 5 ça fait le compte non ?
Z- Bon je file.
F- Allez, au revoir mon grand, à mercredi.
Z- Tiens file moi 10 sacs j'ai plus un rond.
F- Bah écoute j'ai que ça.
Z- Bon ça va ça ira, merci. Salut.
F- Salut.
Z- Et bonne journée. Dis-donc ta bonne femme le sein gauche c'est pas si mal.
F- Tu crois ?
Z- Oui oui vas-y du sang de la bidoche, de la violence.
Retour dans la pyramide
T- Bob attention !
B- Karpof ! Un petit cachou Karpof ?
T- Bob ! Bob !
B- J'arrive.
T- Bob !
B- Oh toi, viens !
T- Oui.
X- Pitié Monsieur s'il vous plait
B- Ca va pour cette fois, circulez !
C- Et bob Sinclar bondissant comme un fauve échappe au griffe de Karpof.
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