Pourrai-je prétendre©Ce texte est protégé par un copyright.
Un jour pourrai-je prétendre en rimes
J'écris, je décore encore, je gribouille
Et puis je joue de mots tendres, j'exprime
Je puise aux maux de l'âme, je débrouille
Je ne suis certes pas de la trampe
Des Rimbaud, Verlaine et Nelligan
Ma plume, que trop souvent ne trempe
Qu'à mes seules idées et sentiments
Je suis qu'un humble poète maison
Mes mots ne meublent que ma dérision
Et à mes délires je leur prête saisons
Que je puisse faire voir toutes mes visions
Pourtant non, je n'écris pas de chansons
Qu'à peine des proses à l'eau de rose
J'entends prêter à l'ouïe, l'ampleur des sons
Et pleine de choses, ma plage, me dose
Me cause, me parle, me raconte
Des pays imaginaires, auxquels parfois je songe
Ou des rives, des plages au sable blanc
Je dérive, déparle de faux-semblants
En des histoires sans queue ni tête
Souvent pourtant pensées profondes
Le fond de l'âme ainsi je sonde
Et à les écrire je m'entête
Mais avec qui alors les partager
Sinon avec de rares initiés
Isatis, 29 avril 2008
Commentaires (4)

L'ailleurs semble vous conter de douces mélodies, seriez-vous fatigué au point d'être pressé de partir loin ?
Bien amicalement.
Je gribouille ici et ailleurs
Ou encore au loin
J'me débrouille pour être meilleur
À retracer sans me presser les chemins
À la ligne... point.
Ghjslain
commentaire